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PROFITER DES AIDES SOCIALES : ASSISTANAT ET PRESTATIONS SOCIALES

profiter des aides sociales. Des mains tendues autour du globe.

D’après nos politiques, les états, dont la France, ne peuvent plus se permettre de dépenser autant dans les prestations sociales, allocations de tout bords et aides versées à des populations qui, visiblement, en profitent allègrement. De plus, pour les mêmes personnes, profiter des aides sociales c’est être soit un assisté, soit être un chômeur – donc un feignant -. Parallèlement, le poids des cotisations sociales pour les entrepreneurs gréveraient considérablement leurs performances, les empêcheraient d’embaucher et réduiraient la croissance… Mais concrètement qu’en est-il ? Alors posons-nous cette question :

AVOIR DROIT ET PROFITER DES AIDES SOCIALES, EST CE DE L’ASSISTANAT ?

« Moi je fais un constat sur tout le système sociale : on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif […] La politique sociale, regardez, on met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens ils sont quand même pauvres, on n’en sort pas. Les gens qui naissent pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres ils restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir… »

Un pognon de dingue !!! Vraiment ?

Cette phrase, prononcée par Emmanuelle Macron en 2018 résume bien la pensée qui anime le gouvernement actuel : le système d’aide social français ne fonctionnerait pas… ou plus.

Et à partir de là, la machine politique se met en marche, nous rabâchant discours après discours, passage télé après passage télé l’idée que la protection sociale à fait son temps et que nous rentrons dans une période différente où il faut passer à autre choses.

Pour autant, dès que l’on applique un minimum de sens critique – qui ne veut pas dire « être en contradiction avec tout » mais plutôt s’interroger sur ce que l’on nous avance et vérifier un tant soit peu par nous-même – tout le discours sur les aides sociales et leur cout ; sur les prestations sociales et l’ assistanat , ne tient absolument pas la route.

Et pourtant, à chaque fois que de tel discours ressortent, il faut alors reprendre le chemin de la pédagogie pour expliquer, à nouveau, quels chiffres réels se cachent derrière « ce pognon de dingue ». Depuis près de trente ans, dès que le système de solidarité est attaqué par ces idées fausses, des économistes, des sociologues, des politiques, sont obligés de revenir là-dessus pour refaire un point !

Alors quoi, les hommes politiques seraient mal informés ? A moins qu’ils ne soient mal renseignés ? Ils ne seraient pas au courant ? Parce qu’en entendant toujours les mêmes erreurs on peut, légitimement, se demander ceci : nos dirigeants savent-ils vraiment de quoi ils parlent ?

Stratégie politique et pognon de dingue !

En réalité politiquement, ce discours à plusieurs intérêts.

Bien évidemment, comme nous l’avons déjà précisé, il fait passer l’idée que le principe de solidarité, sur lequel notre système social est battit, ne fonctionnerait plus. A force de le rabâcher, chaque citoyen finit par l’admettre avant, finalement, d’ y croire.

Ensuite cela permet de trouver des boucs émissaires. Ainsi, avec ce type d’idées, il y aurait des gens qui profiteraient du système – des privilégiés donc – qui seraient ou fraudeurs ou paresseux. De ce fait, ils profiteraient des aides sociales au détriments des vrais gens sérieux qui, eux, travaillent !

Ne nous leurrons pas, avoir des boucs émissaires et une facilité pour chacun d’entre nous. En effet, SI la situation provient de la faute ou des comportements frauduleux de quelqu’un d’autre, ALORS nous n’avons pas besoins de changer notre mode de vie ou notre façon de penser personnelle !

En acceptant le principe même du bouc émissaire, nous nous déresponsabilisons par rapport à la situation ! Et bien oui : nous-même, nous faisons les choses comme il faut, alors que les autres…

Minima sociaux et assistanat

Or il est une chose qu’il faut admettre : le système néo-libéral et capitaliste détruit à la fois les gens, la société et la planète. C’est bien ce système inégalitaire qu’il faut changer. Mais pour ça, il faudrait que nous acceptions de modifier notre propre façon d’agir et de consommer et donc notre mode de vie !

Et, individuellement, nous ne sommes pas vraiment près à faire cet effort.

Dernier point : ce genre d’idée finit par produire un clivage « pour versus contre » . On entre alors dans un stratégie très simple mais qui a fait ses preuves : diviser pour mieux régner.

Et, malheureusement, cela fonctionne parfaitement ! Selon une étude menée par l’IFOP (institut Français d’opinion publique) sur un panel de 2 000 individus âgées de 18 ans et plus, 46% des gens pensent qu’il y aurait trop d’assistanat et trop de personnes qui abuseraient des aides sociales.

En d’autres termes, 46 % des gens pensent qu’il existe des personnes dont l’objectif est bien de profiter des aides sociales !

Mais essayons d’analyser les chiffres ensemble.

Aides sociales et prestations sociales

Premièrement, pour être d’accord sur le sujet abordé, définissons un peu les choses :

– La protection sociale représente l’ensemble des mécanismes qui vont être mis en place collectivement pour protéger les individus ou les ménages d’une multiplicité de risques sociaux (Vieillesse, maladie, chômage, invalidité, maternité etc.) pouvant entrainer la baisse conséquente de leurs ressources financières ou une augmentation de leurs dépenses.

– La prestation sociale représente l’ensemble des transferts financiers, essentiellement dans le domaine de la sécurité sociale, versés afin de réduire la charge financière d’individus ou de ménage qui en ont besoin. Ces prestations sont souvent directement versées aux familles ou aux personnes par les organismes sociaux. Pour simplifier cet articles, on y englobera également les prestations des services sociaux qui représentent le second type de mécanisme : l’accès à des services à prix réduit ou gratuit (comme la prise en charge dans les hôpitaux publiques).

– L’ aide sociale est une part des prestations sociales : celle qui est versée essentiellement aux individus en situation de pauvreté ou d’extreme pauvreté.

Il s’agit donc d’un système gigogne ou chaque élément est une part d’un autre. Pour simplifier, on pourrait dire que la protection sociale est une approche politique qui protège des risques sociaux ; les prestations sociales en sont la part économique et l’aide sociale une spécificité.

Mais soyons clair ! Il s’agit bien de droits et non de privilèges, contrairement à ce que l’on cherche parfois à nous faire croire.

En France bénéficier de minima sociaux et d’ aides sociales et inscrit dans le préambule de notre Constitution de 1946 :

« Elle (la constitution) garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »

D’ailleurs, n’hésitez pas à allez lire ce préambule. C’est court, c’est simple et ça remet pas mal de choses en perspective sur la direction que prennent les politiques actuelles !



Les aides sociales en France

La France à une longue tradition de protection sociale basée avant tout sur le principe de solidarité . Ce dernier est d’ailleurs le fondement même du système de protection sociale. Le premier article du code de la Sécurité Sociale précise d’ailleurs : « La sécurité sociale est fondée sur le principe de solidarité nationale ».

Actuellement, les prestations sociales reposent sur trois logiques :

– La logique d’assurance . C’est celle portée par les allocations-chômage ou les indemnités journalières de maladie. Se sont les cotisations sociales qui assurent la pérennité de ce système. A noter qu’il s’agit d’une forme d’ épargne forcée mais pas d’une « charge » comme le langage courant le précise trop souvent . Comme pour n’importe quel assurance, c’est le fait de subir une situation qui vous donne droit à cette protection.

La logique d’assistance dont l’objectif est, avant tout, la lutte contre la pauvreté. On y trouve, notamment, le Revenu de Solidarité Active (Rsa) . Il n’est pas nécessaire de cotiser pour bénéficier de ces aides mais et elle sont néanmoins versés sous conditions – essentiellement de ressources – . Par exemple pour le Rsa, il ne faut pas dépasser un certain plafond de ressources pour pouvoir y avoir accès.

La logique de protection universelle . On la retrouve dans le système des allocations familiales. Ici, la protection ne dépend absolument pas d’une condition de ressources car toute personne y a droit. De la même façon, ces aides sociales seront exactement les mêmes pour l’ensemble des bénéficiaires.

Le financement de ces trois logiques est essentiellement assuré par le système des cotisations sociales, c’est à dire par le prélèvement d’une part des salaires qui sera répartit sur l’ensemble des caisses d’allocations gérant les différentes protections.

Lorsqu’on parle de cotisations, on considère qu’une partie est payé par le salarié et l’autre par l’employeur. Mais soyons honnête : la partie relevant de l’employeur fait partie intégrante de VOTRE salaire. En réalité ce n’est donc pas votre employeur qui la paie mais bien vous ! Elle est considérée comme une « cotisation patronale » car elle a été, à l’origine, ajoutée à la part salariale.

Parallèlement, des impôts particuliers ont également été créée pour soutenir le système . Les recettes de la Csg, par exemple (pour Contribution Sociale Généralisée), sont ainsi affecté à l’ assurance-maladie, aux prestations familiales , aux retraites ainsi qu’au remboursement de la dette sociale.

On remarquera cependant que, pour le salarié, cela revient à cotiser une seconde fois sur son revenu ! Fort heureusement, certaines contributions publiques de l’état finance également la solidarité… mais comme l’état tire l’essentiel de ses ressources des impôts, il s’agit donc de mettre à contribution une troisième fois le salarié !

S’il doit y avoir un problème sur le système, peut être ne faut-il donc pas regarder du coté de ceux qui pourrait profiter des aides sociales mais plutôt de QUI y contribue réellement… et QUIy contribue très peu… voir pas du tout !

Les différentes aides sociales

La protection sociale est assurée par différents organismes :

– La sécurité sociale qui fournie la couverture de base pour les risques maladies, accident du travail et maladie professionnelle, famille et vieillesse. Vous savez, c’est le fameux régime général séparé en cinq branches : branche maladie, branche vieillesse, branche famille (dont handicap et logement), accidents du travail et maladies professionnelles et enfin branche autonomie.

– Les organismes chargés des régimes dits « complémentaires » qui fournissent une protection supplémentaires aux risque de bases. On y retrouve les mutuelles de santé ou les régimes complémentaires de retraite.

– L’UNEDIC pour Union Nationale pour l’Emploi Dans l’Industrie et le Commerce qui gère l’assurance chômage.

En fonction des branches, différentes aides pourront être accordées. Et de ce point de vue là, il faut bien reconnaître que la liste est longue… Raison pour laquelle il est important de protéger ce système, voire même de le renforcer, car si ces protections existent c’est que des gens en ont besoin.

Sans entrer dans les détails voici une liste des principales aides sociales :

– Aide personnalisée au logement (APL), plus communément appelé aides au logement.

– Allocation aux adultes handicapés (AAH).

– Allocation de base de la Paje (adoption, naissance, jeune enfant …).

– Allocation de logement familiale (ALF).

Allocation-logement sociale (ALS).

– Allocation de solidarité a la personne âgée (Aspa).

Allocation de solidarité spécifique (ASS).

– Allocation de soutien familial (ASF). Il en existe de différentes sortes en fonction de la situation.

Allocation familiale (famille de 2 enfants ou plus)

– Allocation supplémentaire d’ invalidité (Asi).

– Bourse des collèges et Bourse de lycée.

Allocation de rentrée scolaire

– Étranger en France : carte de séjour – salarié/travailleur temporaire.

– Famille de 3 enfants et plus : complément familial

– Les différentes primes d’activité : congé parental, sabbatique, sans solde, disponibilité, prime d activité étudiant, stagiaire, apprenti, salarié ou fonctionnaire, travailleur non salarié.

– RSA …

À cela peut s’ajouter bien d’autres aides (maternité, transport, permis de conduire, etc) répondant quasiment à chacune des aspects de la vie d’une personne.

Comment bénéficier des aides sociales

Lorsqu’on voit cette liste, non exhaustive, il est effectivement facile de se dire que les populations qui vont profiter des aides sociales sont de véritables assistés qui n’auraient pas à faire grand choses, si ce n’est cumuler ces aides entre elles.

Mais la complexité du système est surtout due à la multiplicité des situations et des cas de figure. Il répond ainsi à des besoins spécifiques liés à trois facteurs essentiels :

La question de la précarité. C’est notamment le cas de toutes les aides et protections avec des conditions de ressources.

La question d’âge. Une personne âgée ou plus jeune ne vivra pas les mêmes situations, ni les mêmes problèmes.

La situation familiale. En effet, si vous êtes en couple, en couple avec des enfants ou une personne seule, les aides ne seront pas forcément du même type, ni du même montant.

En fonction du croisement de ces différents facteurs, vous aurez droit à tel ou tel protection ou aide mais pas a tel autres. Parfois il y aura des cumuls, parfois non.

En d’autres termes, si la liste des aides sociales est si longue c’est pour répondre à la diversité des situations, des cas de figures et des risques de la vie. Avoir accès à des prestations sociales ou des aides sociales ne veut pas dire qu’on a droit à TOUTES les aides !

Comment profiter des aides sociales

Mais souvent derrière ces remarques sur le système se cache, bien évidemment, la question des profiteurs et de toute la fraude aux allocations .

Ah, oui… les profiteurs du système qui font que chaque Caisse se retrouve en déficit. Vous savez : ces fraudeurs qui profitent des aides alors qu’ils n’y ont pas droit et qui aggravent le «fameux « trou » de la sécu.

D’ailleurs, tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui accumule des aides tout en restant sans activité professionnelle pour pouvoir rouler dans un grosse bagnole.

Et, oui, tout le monde, y compris les politiques qui passent sur BFM TV, « connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un »… Mais ce profiteur est ce que VOUS, vous l’avez déjà rencontré ?

Non ?

C’est normal : il s’agit d’un mythe. D’ailleurs dès que l’on observe les chiffres, ces derniers nous dressent un tout autre tableau que celui décrit par les politiques cherchant réduire ces aides.

Par exemple en 2013, les fraudes aux prestations sociales, c’est à dire celles et ceux qui perçoivent des aides sans y avoir droit, s’élevaient à plus de 350 millions d’Euros.

Oui, c’est beaucoup et il est temps d’y remédier me direz-vous ?

C’est vrai. Mais dans le même temps, la même année, la fraude aux cotisations sociales, c’est à dire les employeurs qui ne payent pas ce qu’ils devraient représentaient 20 à 25 MILLIARDS d’Euro !!!!

C’est 70 fois plus !

Et si ce n’étais que ça ! Si vous désirez mettre les chiffres en perspective, aller jeter un coup d’œil à l ‘excellente infographie parue sur aide-sociale.fr. Elle décortique, chiffre à l’appui, l’ensemble des idées reçus sur les fraudes en se demandant qui sont les vrais tricheurs.

Un dernier chiffre ?

Chaque année, les fraudes à l’impôt sur le revenu sont estimées entre 15 et 19 milliards d’Euros. Parallèlement, l’évasion fiscale c’est… 100 milliards d’Euros par an ! Auquel vous pouvez désormais ajouter 5 milliards d’Euros grâce à la suppression de l’ISF !

Actuellement, les intérêts de la dettes nous coute plus de 35 milliards d’Euros par an !

Cherchez l’erreur… Les vrais fraudeurs ne sont peut être pas ceux que l’on pointe du doigts.



Assistanat ou pas ?

Mais au-delà des questions de fraude il y a celle de l’assistanat. Car c’est bien connue, toute ces aides financières ne bénéficierait qu’à des personnes restant tranquillement chez eux sans rien faire, si ce n’est profiter de la somme versée, non ?

Et effectivement, la part des prestations sociales dans le revenus des ménages n’a pas cessé d’augmenter depuis plus de 45 ans. Du fait de cette augmentation, il est facile de qualifier notre société d’assisté.

Mais, comme il a été dit plus haut, ces allocations sont avant tout des DROITS, pas des aumônes. Et si leur part augmente sans cesse c’est peut être parce qu’elles répondent à un besoin de plus en plus grandissant, non ?

Et puis, relativisons, si l’on fait la moyenne des aides possibles pour une personne seule, on obtient un montant de 269 € par mois ! En d’autres termes, si vous cherchiez à ne vivre que sur des prestations et aides sociales c’est que vous toucheriez en moyenne chaque mois. Honnêtement, je ne sais pas si l’on peut appeler ça « profiter des aides sociales » ?

Mais voyons un peu ce qui leur est reproché.

Assistanat et travail

Le premier argument qui est utilisé pour alimenter le thème de l’assistant et souvent que toutes ces aides, n’inciteraient pas à travailler.

Parce qu’il est évident qu’avec le versement de toutes ces aides, notamment, aux chômeurs , ces derniers n’auront aucune raison de reprendre un travail.

Et bien, là aussi, c’est encore une idée préconçus qui ne repose sur rien.

En effet, plusieurs enquêtes démontrent que le fait de toucher des aides ou des allocations n’est absolument pas un frein à une recherche active de travail ! En 2006 seul 1 % des personnes concernées considéraient que reprendre un travail est beaucoup moins rentable que de toucher les aides sans rien faire.

D’ailleurs, même L’express, qui n’est pas vraiment un journal de gauche, admet qu’il est préférable de travailler – même pour un Smic – que de vivre des aides sociales !

Parallèlement, pour obtenir les différentes aides sociales que notre système nous offre et bien… il faut justifier nous-mêmes que nous y avons droit !

Et en France, c’est un véritable parcours du combattant qu’il faut parcourir pour cela. Résultat des taux de renoncement à des aides auquel les gens ont droit et pour lesquels ils ont cotisés varient entre 30 à 68 % !

Oui mais classes médianes n’en profitent pas elles ?

Et bien si !

Et si vous avez lu avec attention le début de cette article, vous vous rappelez qu’il y a deux mécanismes qui assurent les prestations sociale : celui lié aux prestations versé et celui concernant les prestations gratuites ou à cout réduit.

Ces deux mécanismes se concrétisent d’ailleurs par les trois logiques de prestation sociale : l’assurance (vous y avez droit si vous avez cotisé) , l’assistance (vous y avez droit si vous remplissez des conditions de ressources ou autres ) et la protection universelle (TOUT le monde y à droit).

Dans ce cadre, il n’est pas obligatoire d’être en position de demandeur pour être bénéficiaire d’une aide ou d’une protection. Quel que soit son appartenance et sa classe sociale, tous le monde bénéfice d’un des aspects du système.

Par exemple, ceux qui ont des revenus modestes , sans emploi, ou dans une situation familiale extrêmement difficile pourront obtenir des aides, un revenu de solidarité ou tout autre minima prévu pour leur éviter l’extrême pauvreté.

Mais vous pouvez aussi être un cadre supérieur qui finit par tomber au chômage et qui percevra donc son assurance-chômage par le biais de Pôle Emploi.

Ou être très riche et néanmoins bénéficier, comme tous le monde de l’assurance-maladie et des indemnités !

Ah ! Et si vous pensez aussi à tous ces immigrés résidant en France allocataires aux caf et profitant allègrement des paiements versés par les Caisses d’allocations familiales, je vous renvoi à cet article de ritimo : ils profitent des aides.

C’est bien parce qu’à l’origine, le système a été pensé comme non pas de l’assistanat mais bien comme une protection contre tous les accidents de la vie qu’il remplit parfaitement sa fonction.

Certes, il n’est pas parfait, mais son imperfection grandissante est essentiellement due aux limitations et aux barrières que nos gouvernants ajoutent allègrement aux gré des « réformes » qui crée directement des dysfonctionnements.

A nouveau, c’est la même stratégie : pour pouvoir remplacer un système qui fonctionne, par un autre qui fonctionnera seulement pour quelques uns, il faut d’abord s’arranger pour y créer des pannes. Et c’est ce qui se passe actuellement.

Profiter des aides sociales

Si vous avez lu avec attention ces lignes, à ce stade vous comprendrez que la question de l’ assistanat par le biais des aides sociales est bien un mythe. Un mythe soigneusement entretenu par des femmes et hommes politiques qui participent à la destruction du système sociale dans son ensemble.

L’objectif est toujours le même : réduire la part de cotisations sociales payés par les entreprises (et essentiellement les grosses entreprises d’ailleurs) et transformer certains domaines (allocation retraite, assurance maladie, etc) en marché privée.

Au final, une fois que toute l’ aide social aura disparu, que l’ensemble de la solidarité active aura été détruite, la majorité des salariés n’auront absolument aucune protection contre les différents aléas de la vie. Fautes de prestations sociales susceptible e nous protéger en cas de coup dur, il nous faudra travailler, non pas pour vivre mais pour SURVIVRE.

A ce stade, chaque personne sera alors prête à accepter n’importe quel emploi, à n’importe quel salaire pour pouvoir se nourrir. Et il faudra travailler TOUTE sa vie puisque, sans salaire descend, vous ne pourrez plus payer votre retraite.

Vous trouvez que je noircis le tableau ?

Selon l’ONU et l’Union Européenne, le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du revenu média, soit 1008 € mensuel pour une personne seul.

Or, entre 2004 et 2014, la France à vue une augmentation de 14 % de personnes tombant sous ce seuil de pauvreté. Parallèlement, dans notre pays, il y a déjà plus de 2 millions de travailleurs pauvre, c’est à dire des gens qui travaillent mais dont le salaire ne protège même pas de la pauvreté.

Avec les politiques néo-libérales actuelles, la France s’appauvrit. Et elle s’appauvrit non pas parce qu’il y a trop d’aides, de prestation, ou d’indemnités qui seraient « gracieusement distribuées ». Elle ne s’appauvrit pas plus du fait des fraudes sur les aides sociales perpétrés par des allocataires. Elle s’appauvrit car les dirigeants privilégies les intérêts des plus riches au détriment du reste de la société.

Pendant ce temps, on met aussi un pognon de dingue dans ceux qui nous gouvernent. On voit, aujourd’hui le résultat !

Et vous, pensez-vous que les gens tentent avant tout de profiter des aides sociales ? Dites-nous le dans les commentaires ? N’oubliez pas, non plus de partager cet article sur les réseaux sociaux et autour de vous : vous nous aiderez ainsi à faire connaître notre site.

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