Loading...
Placements

COMMENT AVOIR UNE ÉPARGNE GAGNANTE (1/3)

Avoir une épargne gagnante. Un arbre produisant de la monnaie.

TOUT, TOUT, TOUT VOUS SAUREZ TOUT SUR L’ÉPARGNE

Dès lors que vous cherchez à développer votre patrimoine financier, le premier conseil que l’on vous donnera sera « apprend à épargner ». Que vous cherchiez à devenir financièrement indépendant, investir ou juste préparer votre retraite, l’épargne représente les fondations sur lesquelles vous allez bâtir votre richesse. Mais avant ça, peut-être faut-il se demander qu’est ce que l’épargne ? Sur quelles bases fonctionne t-elle ? Comment la constituer et avec quels outils ? Autant de questions importantes qui vous permettront d’ avoir une épargne gagnante.

« Épargner » est souvent synonyme de « Livret A ». Pourtant le livret A (comme les autres Livrets d’ailleurs) voit son taux de rémunération baisser chaque année. Alors comment avoir une épargne gagnante avec un taux à moins de 1 % ?

Et bien justement « épargner » ne signifie pas seulement « Livrets bancaires ». L’épargne est à la fois une stratégie budgétaire, un comportement économique mais aussi un ensemble d’outils financiers. Comprendre ces éléments est primordial pour apprendre à créer son propre système d’enrichissement.

Nous allons donc voir ensemble et de façon simple le principe de l’épargne. Comme il s’agit d’un « gros morceau », l’article sur « Comment avoir une épargne gagnante » sera scindé en deux parties.

Dans la première partie nous :

  • commencerons par définir l’épargne.
  • Ensuite nous verrons qu’il existe, en réalité, non pas un mais deux, voir trois systèmes d’épargne possibles.
  • Nous explorerons les diverses raisons qui nous amène à épargner et les formes que peut prendre l’épargne.

Puis dans la seconde partie de « Comment avoir une épargne gagnante » :

  • nous verrons comment épargner et quelles sont les mécanismes a mettre en place .
  • Puis nous finirons, dans un troisième article, avec les outils à employer pour enfin avoir une épargne gagnante.

Vous êtes prêts ? 1… 2… 3… C’est parti…

L’épargne : une définition

Comme à mon habitude, je vais donc commencer par une définition. L’avantage de la définition est qu’elle permet de démarrer d’une base solide. En effet, que se soit moi, en tant qu’auteur de l’article, ou vous, en tant que lecteur, nous partirons ainsi d’un socle commun. Ensuite, même si cette base peut avoir ses faiblesses ou ses lacunes, elle est un point de départ sur lequel sera bâti le reste de la discussion.

Donc :

Épargne : c’est la somme d’argent, la partie d’un revenu qui n’est pas dépensée ou non affectée à la consommation.

En d’autres termes, l’épargne représente les sommes d’argent que l’on garde. Ni plus, ni moins. Dans sa définition stricte, il n’est donc pas question de son rendement. Que vous mettiez votre argent dans une tirelire, que vous le placiez sur des produits financiers ou qu’il soit simplement sur votre compte avant d’être utilisé, c’est kif-kif… ça reste de l’épargne.

A ce stade, nous ne sommes donc guère avancés pour avoir une épargne gagnante ! Mais cette base est, cependant, essentielle à la compréhension de l’ensemble du processus. Pour cette raison nous allons explorer les différentes facettes qu’implique cette définition.

Intuitivement, il est facile de comprendre que, dans la notion d’épargne ; il faut d’abord séparer les facteurs humains, des mécanismes financiers ou économiques. Et pour cela il est nécessaire de comprendre les deux grands systèmes d’épargne qui existent.

AVOIR UNE ÉPARGNE GAGNANTE : DEUX SYSTÈMES

L’épargne volontaire

L’épargne volontaire, parfois aussi appelée « épargne spontanée » n’est, ni plus, ni moins que l’épargne que chacun décide de réaliser par soi-même. En d’autres termes elle est le résultat des comportements libres de chaque personne ou des entités économiques (une entreprise par exemple).

Mais s’il existe une « épargne volontaire », est ce que cela voudrait dire qu’il y aurait une « épargne involontaire » ? Ce serait assez bizarre d’avoir une épargne que l’on n’aurait pas choisi, non ? Et bien en fait : oui ! Ce type d’épargne existe. Elle est d’ailleurs appelée l’épargne forcée.

L’épargne forcée

Une épargne obligatoire ?

Ce que l’on nomme, très péjorativement, l’épargne forcée est une épargne non volontaire de la part de l’individu. C’est une fraction non consommée du revenu qui est prélevée obligatoirement sans que les individus interviennent directement. L’épargne forcée alimente par exemple certains flux de transferts destinés à couvrir des risques sociaux (maladie, invalidité, chômage) et à financer le régime des retraites. Les charges sociales (salariales ou patronales) prélevées sur le salaire en font parties.

La protection sociale et le régime des retraites

En effet, la plupart des régimes de protections qui se sont développés après la seconde guerre mondiale comportaient des régimes de retraites. Les cotisations donnant droit à la retraite peuvent donc s’analyser comme de l’épargneinvolontaire – forcée. Elle rend inutile la constitution d’un patrimoine de rapport assurant les revenus des individus atteints par la limite d’âge.

Avoir une épargne gagnante. La régularité, c'est mettre une pièce tous les jours dans une tirelire.
L’épargne est la base pour toute construction d’indépendance financière.

L’épargne forcée est-elle vraiment de l’épargne ?

Pour autant, on peut se demander si cette « épargne forcée » qui DOIT couvrir les risques sociaux et les retraites est une véritable épargne. En effet, « épargner », c’est conserver une somme d’argent qui ne sera pas dépensée (cf la définition du début d’article). Or l’épargne permettant d’alimenter retraites et risques sociaux est, en réalité, immédiatement dépensée. Et oui ! Les prélèvement réalisés, notamment sur les salaires, sont dépensés dans les retraites d’autres personnes et couvrent les risques subi par d’autres que nous même.

De la même manière, notre retraite personnelle ou la couverture des risques sociaux individuelle sont, en réalité, couvertes par d’autres personnes que nous même. Il ne s’agit donc pas de notre argent que nous aurions mis dans une caisse. C’est le principe de solidarité (« je cotise aussi pour d’autres ») et de fonctionnement collectif (tout le monde cotise collectivement).

C’est en ça que les termes mêmes « d’épargne forcée » deviennent péjoratifs. Ils font croire que nous épargnons par nous même et pour nous mêmes et nous ramènent donc à un comportement purement égoïste. Peut-être serait-il plus juste de parler de « prévoyance collective et solidaire » par exemple.

L’épargne forcée c’est avoir une épargne gagnante ou pas ?

Placer les choses sous cette angle amènent à poser effectivement cette question : est ce que l’épargne forcée c’est avoir une épargne gagnante ou pas ?

Actuellement, les discours politiques nous disent que ce système est un coût. Mieux, on nous explique qu’il ne fonctionne plus et qu’il faut se tourner vers des caisses privées (vous savez la retraite par capitalisation) pour assurer sa succession. Il s’agit d’un débat complexe.

Pour faire simple je vous renvoie simplement à cette intervention de Franck Lepage et Gael Tanguy. Dans cette conférence ils nous expliquent La Réforme des Retraites

Si vous n’avez pas envie de voir toute la démonstration, regardez au moins les 5 premières minutes. Au pire ça vous apportera un autre son de cloche que ceux des discours politiques. Au mieux ça vous donnera envie de voir l’ensemble de la démonstration.

Et si leur conférence vous intéresse vous la trouverez ici : « Le travail. Franck Lepage et Gael Tanguy ».

Vous voulez mon point de vue ?

Pour ma part, je pense que l’épargne forcée c’est aussi une manière d’avoir une épargne gagnante. En effet, historiquement, le système de répartition basée sur le principe de solidarité fonctionne. Cette épargne ne deviendra donc « perdante » pour tous seulement si le système est détruit. Malheureusement, à l’heure actuelle, beaucoup d’efforts sont faits, notamment par les politiques, pour morceler et démanteler les principes de ce système.

Après, ce n’est que mon avis et vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec moi. A vous de vous faire votre opinion.

VERS UN SYSTÈME D’ÉPARGNE À 3 MODÈLES

À mon sens, la simple séparation entre épargne volontaire et épargne forcée n’est pas suffisante. En effet, elle ne rend pas assez compte des différentes réalités du phénomène de l’épargne. Pour être plus précis il faudrait séparer l’épargne en trois grands systèmes :

– L’épargne solidaire et collective : c’est l’épargne forcée  décrite plus haut. C’est-à-dire la fraction du revenu prélevée de façon obligatoire.

– L’épargne volontaire : celle qui est réalisée par choix et par les différents agents économiques.

– L’épargne involontaire : celle qui se fait sans choix réel des agents. Elle est la simple conséquence de la non utilisation de leur argent. Par exemple une personne dépensant, sans s’en rendre compte, moins que ses entrées d’argent, se retrouverait avec un surplus financier non utilisé. C’est donc bien une épargne involontaire.

LES RAISONS DE L’ÉPARGNE

La recherche d’un rendement pour avoir un épargne gagnante

Du point de vue individuel, l’épargne est avant tout un choix volontaire. L’individu s’abstient de consommer une partie de son propre revenu pour un objectif particulier.

Plusieurs motivations peuvent guider ce comportement :

  • La consommation différée.
  • Une motivation de précaution.
  • La réalisation d’un projet.
  • Une recherche d’investissement.
  • Une ambition de spéculation.

On le voit : au final le comportement est dicté par la volonté d’avoir une épargne gagnante. C’est à dire qu’après son emploi, l’épargne DOIT apporter quelque chose de plus. A ce stade, se profile alors la notion de rendement de l’épargne : ce qu’elle rapportera à terme.

La consommation différée

La consommation différée est tout simplement un report de consommation dans le futur. Cette épargne est constituée souvent pour l’achat de biens durables dont la valeur dépasse la trésorerie habituelle des ménages ou des individus. En d’autres termes, l’épargnant ne consomme pas aujourd’hui, pas plus qu’hier ou que demain, pour consommer davantage après demain. L’exemple le plus parlant est celui de l’achat d’une voiture. L’individu va se constituer une somme (qui est donc épargnée) afin de pouvoir acheter, dans le futur un véhicule.

L’épargne de précaution ou de secours

L’épargne de précaution est lié à une crainte du futur. L’épargnant, par crainte de l’avenir, ne consomme pas une fraction de son revenu pour être en mesure de faire face à d’éventuelles dépenses imprévues. Elle est très proche de la consommation différée mais en diffère par le fait que l’on ne sait pas, par avance, comment elle sera utilisée. Cette épargne peut permettre, par exemple, de remplacer un réfrigérateur qui tombe en panne. Elle supplée, en quelques sortes, au budget quotidien.

L’épargne de projet

Là aussi, on reste proche de la consommation différé mais avec une ambition plus importante. Elle s’oriente sur des aspects qui peuvent sembler hors de prix ou hors de portée à un moment donné mais qui deviennent réalisable sur le long terme.

Évidemment le terme de « projet » peu renvoyer à beaucoup de chose : se faire plaisir avec un voyage, acheter votre résidence principale ou financer votre projet d’entreprise.

L’épargne d’investissement

Il s’agit d’un type d’épargne dont l’objectif est d’obtenir des revenus supplémentaires. Il peut s’agir, par exemple, de placement sur un Plan d’épargne en Action ou dans un Compte Titre pour toucher des dividendes. L’épargne d’investissement peut aussi se présenter sous la forme d‘achats immobiliers destinés à la location.

L’épargne spéculative

Ce type d’épargne est très proche de l’épargne d’investissement. Elle correspond à la volonté de vouloir tirer profit d’une meilleure connaissance de l’évolution future de la valeur de certains biens. Le spéculateur (qui n’emprunte pas pour spéculer), ne consommera pas une fraction de son revenu pour disposer de ressources suffisantes pour acheter certains biens qu’il conservera. Il agit ainsi en espérant que la valeur future de ces biens sera supérieure à leur prix d’achat. L’achat de grands crus ou d’un tableau de maître sont, ainsi des formes d’épargnes spéculatives.

Il est intéressant de noter que la raison de l’épargne va avoir une incidence sur les formes que celle-ci peut prendre.

Avoir une épargne gagnante/ Investissement dans des grands crus.
Oui, posséder des Grands Crus c’est aussi avoir une épargne gagnante.

LES FORMES DE L’ÉPARGNE

Avoir une épargne gagnante passe également par la façon dont l’épargne va être réalisée. Effectivement, certaines formes d’épargnes permettront à celles-ci d’avoir un rendement plus ou moins fort. A contrario, il existe des types d’épargnes qui n’apportent aucune rémunération.

La thésaurisation : un emploi stérile

Thésauriser consiste à épargner sous une forme improductive une partie de son revenu. Il s’agit de conserver de l’argent dans une tirelire, dans le bas de laine, dans un coffre. Pensez à l’Oncle Picsou et à ses coffres forts. L’argent est là mais avec le passage du temps et notamment de l’inflation (Un Euro d’il y a 10 ans ne permet pas d’acheter plus qu’un Euro d’aujourd’hui) la valeur de l’épargne diminue. La thésaurisation est, ainsi, l’antithèse de la stratégie visant à avoir une épargne gagnante.

L’épargne oisive

Cette forme d’épargne correspond à la fraction du revenu qui n’a pas encore reçu d’affectation précise. Elle correspond, notamment, à ce que j’ai appelé plus haut l’épargne involontaire. Elle est conservée sous une forme qui ne permet pas d’en retirer une rémunération. Par exemple l’argent sur un compte courant, même pour financer ultérieurement un investissement, est une épargne oisive. On notera que cette épargne n’est oisive que pour le détenteur du compte courant. En effet, les banques vont utiliser une fraction des dépôts qu’elles reçoivent pour consentir des prêts.

L’épargne liquide

Cette forme d’épargne regroupe la fraction non consommée du revenu qui est soit placée sur les comptes à termes ou sur des livrets de banque. Elle se présente essentiellement sous la forme de dépôt sur Livret A et autres. Rapidement disponible selon des modalités très simples, elle convient très bien à la consommation différée ou à la précaution.

L’épargne investie

C’est une forme d’épargne à long terme. L’épargne peut être investie soit par un achat de titre sur le marché financier (obligations, actions, etc), soit par un achat d’actif réel sur le marché immobilier (immeubles, fonds de commerce…).

Après cette partie théorique, cette un peu longue mais nécessaire, nous verrons, dans la deuxième partie de « Comment avoir une épargne gagnante », comment épargner. Pour cela nous nous appuierons sur les éléments vue ici mais également sur certains mécanismes spécifiques. Enfin, je vous proposerais un certains nombres d’outils financier à utiliser en fonction des objectifs que vous vous êtes fixès.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles à la Une
Économiser avec une banque sans frais. Calculette et carte bleue sans contact.
Plan d'actions d’indépendance financière. Carnet avec une mind-map.
L'argent ne fait pas le bonheur... Mais bon quand même. Cochon-tirelire portant des lunettes noires
Un etui à guitare ouvert dans la rue. Une victime du surendettement ?
Stylo posé sur un carnet de finance à rayure et à grosse spirale