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S’organiser et Gérer

RÉUSSIR GRÂCE À UN PLAN D’ACTIONS

Réussir grâce à son plan d'actions. Un carnet où l'on écrit son plan d'actions.

J’ai retrouvé dans mes « archives », un entretien datant de l’époque où je faisais de la retranscription. Le sujet principal n’avait pas de rapport avec les finances ou l’indépendance financière mais une partie de l’interview est l’illustration parfaite de l’importance d’avoir un plan d’actions précis et des objectifs clairement définis. Je vous livre ici cette partie.

Plusieurs articles ont déjà été consacré à l’élaboration de ce fameux plan d’actions, mais rien ne vaut un cas concret.

Vous trouverez donc ici un morceau d’entretien, où sont abordés les principes du plan d’actions. J’espère que cette exemple sera parlant et que, mis bout à bout avec les articles précédents, il vous permettra de mieux comprendre l’importance d’une planification des ses propres objectifs.

Évidemment, je n’ai mis ici que le passage qui nous intéresse, le reste ayant peu de rapport avec le sujet. La retranscription suivante est donc prise en plein cœur de l’interview.

En gras, se sont les interventions de l’interviewer. Le reste ; les réponses de l’interviewé.

Bonne lecture.

« J’AI RÉUSSI GRÂCE À MON PLAN D’ACTIONS »

[… ]

Et, vous avez reçu de l’aide ?

En fait c’est mon père qui m’a aidé. Lorsque j’ai parlé de quitter mon boulot et de monter ma boite, il m’a dit ? « Mais est ce que t’as un plan d’actions ? » Et quand je lui est dit que non, que je m’en occuperais quand je commencerais à monter le projet, il m’a dit que j’étais un crétin.

[Rire] Ah bon ?

[Rire] Oui, mais il avait raison. En gros il m’a dit les choses comme ça : « T’as un boulot qui rapporte bien, continue à travailler comme ça et profite en pour préparer ton plan de montage de boîte. Et quand t’es prêt c’est là que tu démissionnes. »

Ah, d’accord.

Oui. Bon il a été plus direct et avec des mots plus « fleuris » mais c’était ça l’idée. Et il avait raison.

Et vous avez fait quoi ?

Comme il m’a dit. J’ai continué à bosser pour mon patron et quand je rentrais à la maison je travaillais mais pour ma boîte à moi. Enfin, elle n’était pas montée mais justement je la préparais.

C’était pas difficile de concilier les deux ?

Au début un peu. Et puis c’est devenu comme une routine : je rentrais du boulot et je travaillais 1 heure ou 2 sur mon projet. Je ne regardais pas la télé, je bossais. Je faisais des recherches, je lisais des trucs sur Internet ou dans des livres. J’en ai acheté pleins sur la création d’entreprise, et je notais pleins de trucs à faire, comme des paliers à passer.

Des sortes d’étapes pour votre plan d’actions ?

Oui, c’est ça, c’était des étapes. Dans ce que j’apprenais, je notais ce qu’il y avait à faire et je classais la nouvelle idée par rapport aux autres du genre « Ce truc là, pour le faire, il faut avoir fais ça avant. Donc je le met après, etc ». Tout ça ; ça m’a pris plus d’un an.

Ah, quand même !

Ouais mais je ne voulais pas me planter. Mais au fur et à mesure c’est devenu vraiment facile, les idées venaient comme ça [il claque des doigts] et je les rajoutais sur ma liste. C’est devenu plus facile à chaque fois. A mesure que j’avais des idées qui venaient, je rajoutais des étapes dans mon plan d’actions. Bref j’avais une espèce de recette de cuisine qui se présentait comme ça :

1 ) Chercher telle information ;

2 ) Demander tel dossier ;

3 ) Rencontrer telle personne ;

4 ) Chercher le tarif de tels matériaux, etc.

C’était hyper détaillé. Je crois que j’avais près d’une centaine d’étapes. Des fois des trucs tout bête comme « chercher un nom pour l’entreprise » et d’autres fois plus compliqués, par exemple sur les impôts des sociétés.

Mais ça faisait pas un peu trop, ces 100 étapes pour votre plan d’actions ?

Oui. À un moment je me suis rendu compte que je faisais peut être trop dans le détail et que je ne faisais que repousser. Mais ce qu’il y a eu de bien, c’est que lorsque je me suis lancé je n’avais plus qu’à suivre ma recette, jour par jour. En fait je faisais une action par jour, jusqu’à ce que j’arrive dans le moment où il fallait que je passe le pas. Parce que je continuais à travailler dans mon ancienne boîte, en même temps. Mais il y a eu un moment où pour avancer, il fallait que j’ai tout le temps pour ça. Donc là j’ai quitté mon boulot.

Pour continuer sur toutes les étapes qui manquaient ?

Oui, parce que, et c’est ça ce que je voulais dire, au début j’en faisais une par jour. Bon parfois c’était un peu plus long parce que c’était plus compliqué. Et puis des fois, tu vas plus vite que l’administration, donc t’es obligé d’attendre. Mais toute cette recette ça m’a super aidé. Je trouvais même ça facile tellement c’était décomposé. Bon, maintenant si c’était à refaire, je ferais moins de palier mais c’est normal parce que je sais comment ça se passe.

Oui, parce qu’il y a l’expérience.

Oui, c’était un peu comme une notice pour monter un meuble. J’avais qu’à suivre les instructions les unes après les autres. Parfois je galérais un peu parce que justement il manquait un peu d’expérience mais bon, et encore… Et puis de travailler sur tout ça en amont ça m’a permis de bien connaître mon sujet. Par exemple quand je suis allé faire un prêt à ma banque, les choses n’ont pas traînés : j’avais tous les papiers, tous les justificatifs. Toutes les questions que m’a posé mon conseiller je pouvais y répondre et anticiper les étapes suivantes. Il a été impressionné.

Et ensuite, après avoir quitté votre ancienne boîte ça a pris combien de temps ?

Et ben c’est là que c’est assez fou, enfin je crois. En un mois, un mois et demi ma boîte était montée et j’avais mes premiers clients. Parce que là aussi j’avais prospecté avant et je leur avait dit « dans temps de temps, je vous proposerais mes services ». Et ça c’était parce que j’avais tout planifié.

Grâce à ce plan d’actions ?

Ouais, grâce à ça. Ma boîte à marché très vite grâce à cette planification. En fait, avec le recul, je peux dire que j’ai réussis grâce à mon plan d’actions.

[…]

Si les articles précédents, ne vous ont pas encore convaincu de l’importance d’une planification, j’espère que cet entretien le fera. Préparer les choses à l’avance, les organiser en se donnant des phases intermédiaires peut sembler être du pur bon sens, pourtant force est de constater que peu de personnes le font. Et vous ?

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