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Investissements

LES PRINCIPALES CLASSES D’ACTIFS

les principales classes d’actifs. Des engrenages avec actifs d'investissement.

Si vous souhaitez commencer à investir la notion d’actifs et de classe d’actifs est prépondérante pour votre patrimoine. Connaître les principales classes d’actifs est donc un passage obligé pour savoir dans quoi investir et comment le faire. Alors que vous soyez investisseur débutant ou plus expérimenté dressons ensemble une liste de ces différents leviers de richesse, essayons d’en établir leur performance et la manière de les acquérir. C’est partie !

LES PRINCIPALES CLASSES D’ACTIFS : DÉFINITION, RENDEMENT, PLACEMENT

En investissement vous ne devez pas faire n’importe quoi au risque de perdre énormément d’argent. De nombreuses personnes se mettent un jour à investir dans l’immobilier, acheter des actions en bourse ou placer leur épargne sur des produits financiers complexes sans savoir ce qu’elles font véritablement. Au mieux les rendements sont faibles et surtout pas à la hauteur de ce qui été attendu. Au pire elles perdent une partie où la totalité de leur capital de départ. Investir comporte des risques, cela fait partie du processus, mais souvent le plus gros risque provient de l’incompétence de l’investisseur lui-même. Alors si vous souhaitez vous mettre à investir ou placer votre argent en connaissance, développez d’abord vos connaissances sur le sujet. Et justement, connaître et comprendre les principales classes d’actifs est un passage obligé pour construire, à terme, un patrimoine équilibré, pérenne et… qui rapportent.

Aujourd’hui, nous verrons donc qu’est-ce qu’une classe d’actifs puis les grandes classes d’actifs qui existent avant d’aborder la question de la performance de ces dernières. Une dernière partie dressera une liste de ces différents levier de richesse avec leur avantage, et leurs inconvénients respectifs, comment les acquérir, etc. Bref, tout ce qu’il vous faut connaître pour investir sereinement dans celles que vous aurez choisi.

1… 2… 3… C’est partie !



Qu’est ce qu’une classe d’actifs ?

Si vous avez lu l’article Qu’est ce qu’un actif financier , vous êtes déjà familiarisé avec les notions d’actif et de passif, qui, en fonction des situations ne représentent pas toujours la même chose.

Globalement, un actif est toute sorte de source qui va permettre de gagner de l’argent, produire un gain en contrepartie d’un risque qui est pris. Et comme, en finance, plus le risque est grand, plus le gain est fort, vous comprendrez aisément en quoi un actif est un important levier de richesse.

Ainsi, un livret A sera un actif sur lequel la prise de risque est nul, le rendement reste donc ridiculement faible. Un contrat d’assurance vie est également un actif mais rapportera un peu plus si vous investissez en grande majorité sur des unités de compte plutôt que sur la partie fonds en euros .

Pour les classes d’actifs, la définition est donc simple : il s’agit d’une catégorisation homogène d’un type de ressource particulier. On rassemble donc différents actifs dans des grands ensembles. Tout simplement !

Pour atteindre la liberté financière, le principe est donc simple : il faut donc acheter des actifs. Mais cette acquisition d’actifs doit se faire au sein des principales classes d’actifs afin de diversifier au maximum son patrimoine personnel et ainsi minimiser les risques liés à chaque classe. Nous y reviendrons.

Pour l’instant, attardons nous d’abord sur les principales classes d’actifs.

Quelles sont les différentes classes d’actifs

Les différentes classes d’actifs sont donc des grandes catégories d’ensembles dans lequel on va pouvoir rassembler les actifs d’un même type. Cependant cette classification peut varier en fonction de la gestion du patrimoine mais également de la façon dont on souhaite diversifier ses placement.

De ce fait, si vous vous documentez sur les actifs, vous pourrez retrouver des classes d’actifs légèrement différentes ou avoir des actifs qui ne sont pas placés toujours dans les mêmes catégories. Tout dépend donc de sa propre stratégie de rendement , de sa diversification patrimoniale ou même des avantage fiscaux que l’on recherche.

Par exemple, pour certain l’or est considéré comme faisant partie de la catégorie des matières premières, alors que pour d’autre il s’agit d’une catégorie à part entière. Et les deux approches sont vraies. En effet, comme nous le verrons, l’or est un actif matière première mais ne comportant pas tout à fait comme les autres éléments de cette classe d’actif. En fonction de la stratégie suivie par une personne pour placer son argent , elle le placera dans telle catégorie plutôt que dans telle autre.

Cependant, avant de voir en détail toutes les classes d’actifs on peut globalement les séparer en deux grands ensembles simples :

La catégorie des actifs financiers : tout titre ou contrat , produisant ce que l’on nomme un produit financier (dividendes, plus-value, intérêts) et qui peut se négocier sur les marchés financiers (typiquement la Bourse!). Les actions et les obligations se placent notamment dans ce grand ensemble.

La catégories des actifs non financier : les éléments (en général de biens physiques) qui ne se négocient pas sur les marchés financiers. C’est par exemple des classes d’actifs immobiliers.

Mais si l’on s’en tient seulement à ces deux ensembles, vous constaterez aisément qu’il y a des outils qui ne rentrent ni dans une catégorie, ni dans une autre. C’est le cas notamment des produits de votre épargne, comme le Livret A ou un contrat d’assurance comme l’assurance-vie par exemple.

Pour cette raison, on ajoute souvent aux deux précédentes un troisième élément :

– La catégorie des liquidités : tous les éléments que vous pouvez transformer rapidement, ou qui sont déjà de la monnaie. On va donc y trouver les produits de placement classique de type Livret mais aussi les devises dans lesquelles vous investissez.

Pourquoi avoir des classes d’actifs ?

Mais, au final, tout ceci est-il bien utile ? Certain pourrait se dire qu’il est un peu vain de connaître ces différents ensembles. Et si vous pensez çà… vous avez tout faux ! Du moins si vous cherchez à construire un patrimoine qui pourra durer sur le long terme et vous fournir des revenus réguliers.

Investir c’est chercher une forme de rendement tout en maitrisant un type de risque. Pour diminuer ces risques, il faut donc avoir une certaine diversification dans les éléments sur lesquels vous investissez. Les principales classes d’actifs vont nous permettre d’obtenir cette diversification. Mais plutôt que d’acheter des produits financiers ou des biens au hasard en espérant qu’au final tout cela va s’équilibrer, avoir des catégories délimitées permet de se lancer dans une acquisition d’actifs plus censée et réfléchit.

L’achat d’actif se traduit alors souvent sous la forme de pourcentage du capital réparti sur des types d’actifs différents . C’est ce que l’on appelle l’allocation d’actifs. Du fait que chaque type d’actifs possède des rendements et des risques qui lui sont propres, par le biais d’une répartition réfléchit, l’investisseur va ainsi contrebalancer les risques en ne plaçant pas tous ses œufs dans le même panier.

Et effectivement – mis à part problème économique majeur sur l’ensemble de la société – les différents actifs représentent des marchés (financiers ou non) différents qui ne sont pas complètement corrélés entre eux. En d’autres termes, ce qui se passe sur l’un, n’a pas forcément d’incidences sur les autres… et c’est très bien !

Par exemple ce n’est pas parce que la bourse monte que cela fait monter le secteur de l’ immobilier. De la même manière, la baisse du marché de l’immobilier n’aura pas forcément de conséquences sur le marché de l’or, etc.

90 % des résultats que vous obtiendrez ne viendrons pas directement des actifs que vous possédez mais bien de la diversification que vous avez réalisé en leur sein. Donc… de votre allocation d’actifs ! Les grandes classes d’actifs sont donc des éléments qu’il est impératif de connaître pour diversifier ses placements correctement et s’assurer qu’ils résistent au temps et aux différents aléas de l’économie.

La performance des classes d’actifs

Bien évidemment le rendement des différentes classes d’actifs ne sera pas exactement le même. La raison est lié au fait que chaque classes d’actifs financiers ou pas va réagir différemment aux couples risques-horizon d’investissement.

Par là même votre épargne investi se doit d’être la plus diversifiée possible afin de prendre en compte ce critère. Certains actifs étant choisi pour leur rendement élevé avec des risques forts, d’autres avec des gains possibles moins importants mais avec des risques plus faibles.

Globalement, le rendement des principales classes d’actifs est à peu près celui-ci :

– Les actions fournissent de la performance et donc les plus forts rendements.

– Les obligations sont plutôt garantes d’une stabilité.

– L’or est une forme de protection contre l’inflation mais également contre les « accidents » de l’économie.

– L’immobilier fournit à la fois du rendement mais est aussi une forme de sécurité patrimoniale.

Pour investir le plus sereinement possible, il est bon de tenir compte de ses éléments au sein de son allocation d’actifs patrimoniale. Plus la diversification est grande dans les différentes classes d’actifs financiers et moins vous serez soumis au accident de parcours liés aux problèmes économiques.

Afin de compléter cet article je vous recommande les ouvrages suivant :              – La finance pour les nuls de Christophe Nijdam.                                                          – Tous le monde mérite d’être riche d’Olivier Seban.                                                    – Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse de Peter Lynch

Une liste des classes d’actifs

Passons maintenant à une liste un peu plus complètes concernant les principales classes d’actifs. Bien évidemment ceux présentés ici sont les plus courant, ou les plus représentatifs, lorsque l’on cherche dans quoi investir. Mais il en existe d’autres, notamment parmi les actifs financiers. Ils sont vaguement abordés ici car souvent très complexes à utiliser et également… excessivement dangereux si vous n’êtes pas un investisseur chevronné avec de nombreuses années d’expérience. Quand aux actifs non financiers, là aussi il en existe beaucoup d’autres. Potentiellement, à partir du moment où il existe un marché économique, de nombreuses choses peuvent devenir des actifs.

Cette liste est donc là avant tout pour vous familiariser avec le sujet et vous permettre de pouvoir faire votre propre comparaison des classes d’actifs avant de choisir ceux dans lesquels vous voulez investir.

Les Actifs financiers

1- Les Actions

Parmi les actifs financiers, les actions sont l’outil qui est le plus connu du grand public. Pour la majorité des gens il est même synonyme de Bourse. Pour autant la plupart des personnes sont incapables de dire ce qu’elles représentent exactement.

Une action est, tout simplement, un titre de propriété émit par une société de capitaux (toute société composée des capitaux apportés par les associés). Celui qui détient au moins une action d’une entreprise est qualifié d’actionnaire.

Pourquoi les entreprises émettent-elles des actions ? Pour obtenir de l’argent – des capitaux – qui seront utilisés au développement de ladite entreprise. Pour ce faire, elle va donc vendre des parts de l’entreprise, sous forme d’actions afin de faire entrer de « l’argent frais ». Le marché sur lequel s’échangent l’ensemble des titres de propriété des entreprises cotées est… la Bourse.

Ainsi, il faut bien comprendre que si vous achetez des actions d’une société, en tant qu’actionnaire, vous détenez une partie du capital de ladite société. Vous faites donc partie, avec l’ensemble des autres actionnaires, des propriétaires de la société. Une donnée que l’on oublie un peu trop souvent.

En contrepartie de votre investissement dans la société, celle-ci va, en quelque sorte, vous rémunérer par le biais d’un dividende, l’un des deux moyens de réaliser des gains en investissant en action.

Effectivement, il est possible de gagner de l’argent de deux façons grâce à la bourse et à l’investissement en actions :

– Les dividendes. Se sont donc les revenus des actions. A date fixe, une partie des bénéfices peut (ce n’est pas une obligation) vous être reversée selon un certain montant par action (le rendement par action), qui varie en fonction des entreprises.

Les plus values ou moins values. Il s’agit ici du gain (ou de la perte) que le détenteur d’actions va réaliser au moment où il vend ses titres de propriétés. Tout dépend du prix payé pour l’achat d’actions, par rapport aux prix de revente. Le trading est la stratégie visant à réaliser des profits en jouant sur l’achat puis la revente permanente de titres boursier.

Les risques en bourse dépendent essentiellement des entreprises dans lesquelles vous investissez. En effet, si une société dont vous possédez les actions fait faillite, votre argent est perdu. Cependant, en choisissant de façon pertinente ses titres boursiers, les risques ne sont pas si élevés que ça, même dans le cas de krach boursier ! Parallèlement, la bourse et le marché des actions offrent les rendements et les gains les plus élevés de l’ensemble des piliers de richesse. De toute façon il est quasiment impensable d’investir sans toucher à la bourse, du moins si vous souhaitez diversifier vos actifs afin de diminuer les risques. C’est d’ailleurs tout l’enjeu d’une bonne gestion de patrimoine.

Rendement : Élevé

Risques : Élevé

Instrument financier : Compte Titre, PEA, Assurance vie

2- Les Obligations

Là où les actions sont des titres de propriété d’une entreprise, les obligations sont des créances vis à vis de son émetteur (celui qui l’émet). Il s’agit donc d’une dette qu’une entreprise « fabrique » par le biais de l’obligation. Celui qui achète une obligation est donc le créancier vis à vis de l’émetteur.

Pour bien comprendre ce qu’est une obligation, pensez au système du crédit. Lorsque vous faites un prêt auprès d’une banque, celle-ci passe un contrat avec vous stipulant qu’elle vous prêtera telle somme d’argent pour une durée X et pour un certain taux d’intérêts. A échéance vous devrez avoir remboursé la somme empruntée ET payer également le montant des intérêts. Et bien une obligation c’est à peu près la même chose, sauf que la banque… c’est vous.

En d’autres termes, lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez de l’argent à la société qui émet l’obligation. À échéance celle-ci va vous rembourser le montant de l’obligation et vous aura également versé un intérêt fixé en amont. Le rendement des obligations, contrairement aux dividendes des actions, est donc connu à l’avance. C’est pour cette raison qu’elles sont considérées comme moins rentables mais également moins risquées que les actions. Cependant, si la société ayant émis l’obligation fait faillite, vous perdrez votre argent, exactement comme pour une action de société.

Par ailleurs, en Bourse, les obligations peuvent également être achetées ou vendues, exactement comme des actions.

Rendement : Moyen

Risques : Moyen à élevé

Instrument financier : Compte Titre, Assurance vie

3- Les ETF

Globalement, un ETF (Pour « Exchange Traded Funds »), également appelé trackers ou encore Fonds Indiciels est un outil financier qui permet d’acheter des indices. Ils sont créés par des sociétés d’investissements et ont pour objectif de dupliquer un marché entier.

L’invention des ETF provient de la constatation suivante : à long terme il est impossible de battre le marché. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est assez simple en fait. Depuis sa création, le marché boursier à une tendance globale à la hausse ? En d’autre termes il augmente graduellement et continuellement (même si parfois, il peut connaître des baisses, sensible ou non). Le marché boursier (et l’ensemble des marchés qui le compose) a donc une performance qui est souvent exprimé en pourcentage. Et quoi que vous fassiez, sur le long terme, vos performances seront toujours inférieures à cette performance.

Evidemment, il existe de rare exception, comme par exemple le cas de Warren Buffet qui fait mieux que le marché depuis près de 20 ans, mais, de façon générale le marché fera toujours mieux en terme de performance que vous.

Cependant, si vous ne pouvez pas battre le marché, il est toutefois possible de s’approcher de sa performance maximale. Pour cela, il faut réussir à le dupliquer. Et c’est ce que font les ETF au travers de la duplication d’indice.

Par exemple, si vous souhaitez obtenir la performance la plus proche possible du CAC 40 (l’indice déterminé à partir des 40 meilleurs actions des 100 sociétés dont les échanges sont les plus abondant sur Euronext Paris, il faudrait acheter ces 40 actions… ce qui est un peu compliqué et demande pas mal de moyen. Si vous investissez dans un ETF « CAC 40 », c’est le fonds lui-même qui se chargera d’acheter ces titres de propriétés à votre place. Ce qui simplifie grandement les choses.

Les ETF ont donc de multiples avantages : une bonne performance (même si elle est moindre que des actions achetées en directes), une simplicité de gestion, une limitation des risques (si une des société contenue dans l’ETF fait faillite, le tracker continue d’exister et vous ne perdez pas votre argent) et… des coûts d’achat très faibles, notamment par rapport aux actions.

Cependant, n’en oublions pas leur inconvénients ! D’une part vous ne savez pas vraiment ce que vous achetez (le contenu de l’ETF, quoi) et vous placez un intermédiaire financier (la société d’investissement qui créée l’ETF) entre vous et le marché. Mais à cela près, les Trakers sont de bons moyens de commencer à investir en Bourse en limitant les risques.

Rendement : Élevé à moyen

Risques : Moyen

Instrument financier : Compte Titre, PEA, Assurance vie

4- Les autres instruments financiers

Sur les marchés boursiers il existe bien d’autres outils financiers que les actions, les obligations ou les ETF. Ces différents instruments financiers sont des titres ou des contrats éventuellement négociables sur des marchés financiers. Il serait difficile d’en établir une liste complétée tant ils sont nombreux. De plus leur utilisation est souvent complexe sans une connaissance avancée de l’investissement.

Pour autant, et afin de compléter notre liste sur les principales classes d’actifs citons en quelques uns :

– Les OPVCM  (Organisme de Placement Collectif en Valeur Mobilière) : pour faire simple se sont des fonds de placements qui vont permettre à leurs souscripteurs d’accéder à des marchés financiers auxquels ils n’auraient que très difficilement accès. Les banques traditionnelles les proposes souvent comme forme d’investissement pour leurs clients (notamment au sein des assurances-vie).

– Les Warrants : alors là, ça devient un peu plus théorique. Globalement il s’agit d’un outil financier qui donne le droit à son détenteur de vendre ou d’acheter un actif sous jacent à une date donnée et pour un prix donné. En d’autres termes, le détenteur fait un pari sur la valeur du bien pour une date donnée. Le principal intérêt d’un Warrant est l’effet de levier qui permet de multiplier les gains… mais aussi les pertes !

– Les FIA (Fonds d’Investissements alternatifs) : tout les fonds d’investissements qui ne rentrent pas dans la catégories des OPVCM.

– Les contrats à termes.

– Les contrats d’options.

– Etc.

Lingot d'Or
L’or… un actif particulier.

Les Actifs physiques

1- Les Matières Premières

Les matières premières sont des éléments qui sont utilisés pour fabriquer d’autres types de produits. Globalement, on va retrouver sous cette appellation les produits agricoles (le blé, le soja, le maïs, etc), les métaux précieux (or, argent, cuivre, platine, etc), les produits énergétiques (pétrole, gaz, etc).

Il y a plusieurs façons d’investir dans les matières premières :

– Directement de façon physique. Il s’agit alors de stocker une certaine quantité de matières premières avant leur éventuelle revente. Evidemment, le coût du stockage viendra entacher le montant des gains réalisés.

– Par le biais de contrat à terme sur la marchandise. Il s’agit de négocier le droit d’acheter ou de vendre, pour une période donnée, un type de marchandise selon un certain montant. Les risques sont ici extrêmement élevés si vous n’êtes pas un spécialiste.

– En investissant dans des sociétés liées aux matières premières. Ici il s’agit de prendre des parts en action sur des entreprises qui participent à la chaîne de production de la matière première. Par exemple, il vous est possible d’investir dans le pétrole en achetant des actions d’une société de forage.

2- L’ Or et l’ Argent

L’Or et l’argent ont cette particularité qu’ils peuvent être considérés à la fois comme des matières premières ou comme des monnaies en fonction du contexte économique. Ce n’est pas pour rien que ces deux actifs sont considérés comme des valeurs dites « refuge » par les investisseurs.

En effet, la valeur de ces deux métaux ne varie que très peu dans le temps, mis à part pour les périodes de crises. Par exemple, si un Louis d’Or pouvait, à l’époque de son émission, nourrir une famille pendant un mois, c’est toujours le cas actuellement.

Ceci veut donc dire qu’un investisseur plaçant une partie de son capital en Or ou en Argent métal, préservera la valeur dudit capital dans le temps. C’est en cela que ces métaux précieux vont servir de moyen de protection contre l’inflation.

Mais entendons-nous bien d’abord. Lorsque l’on parle d’ Or ou d’ argent métal il s’agit bien de sa détention physique sous la forme de lingot ou de monnaie (le Napoléon Or par exemple) et non d’investissement dans des sociétés qui produisent ou extraient ces métaux.

En contrepartie l’or et l’argent métal on cependant deux inconvénients :

– Leur rendement est quasi nul, on ne peut donc pas s’enrichir (ou très difficilement) en investissant sur eux.

– Leur coût de stockage est élevé. Effectivement, votre or ou votre argent physique sera conservé soit dans un coffre chez vous (et un coffre ce n’est pas donné, sans compter les risques de cambriolage), soit dans une banque ou une société spécialisée qui vous fera payer les coûts de stockage.

Rendement : Faible à nul.

Risques : Faible.

Instrument financier : Coffre.

3 – L ‘Immobilier

La classe d’actif de l’immobilier est celle qui, après la Bourse, produit les plus forts rendements et les plus gros gains. Parallèlement, c’est aussi le seul actif dans lequel il est possible d’investir… sans avoir d’argent !

Mais revenons d’abord à l’investissement immobilier lui-même. Son principe en est simple : il s’agit d’acheter un bien physique immeuble, c’est à dire qu’il « ne peut pas bouger » (terrain, appartement, maison, studio et… immeuble!) et en obtenir un revenu ou un gain soit en le revendant à un montant plus important (donc faire une plus-value sur la vente) que celui d’achat ou en le louant et obtenir en contrepartie des loyers.

Et pour réaliser cet achat, le mieux est de passer par le mécanisme du crédit. En d’autres termes, par le système du prêt vous allez obtenir un bien alors que vous n’avez pas l’argent vous permettant d’acheter ce bien. Et comme il est possible de faire financer à plus de 100 % le bien qui sera acheté, nous avons bien là l’un des rares leviers de richesse qui vous permet de vous enrichir sans avoir d’argent.

Evidemment, il faut tenir compte du montant du prêt ET des intérêts de celui-ci pour que l’opération soit rentable. Dans le cas d’une revente, il faut donc vendre avec un montant plus important que le montant du prêt + les intérêts + les frais annexes. Dans le cas d’une location, le loyer demandé sera plus important que le montant des mensualités de remboursement.

Rendement : Elevé.

Risques : Moyen.

Instrument financier : Crédit.



Les Actifs liquides

1- Les Devises

Les devises, sont tous simplement les monnaies d’un pays ou d’une communauté de pays, par exemple le Dollar pour les USA, l’Euro pour l’Europe, le Yuan pour la Chine, etc. Investir en devises c’est donc spéculer sur la variation d’une monnaie étrangère par rapport à sa propre monnaie (le taux de change).

Les devises s’échangent sur un marché particulier : le Forex (pour Foreign exchange market) qui gère ainsi les échanges des devises dites convertibles (des paires de devises) en fonction de taux de change. Le Forex est le marché le plus volumineux en terme de volume après la Bourse.

Du fait des rendements assez faibles, l’investissement en Devise est une façon de sécuriser une partie de son capital financier, surtout si sa propre monnaie présente des faiblesses. C’est également un moyen de conserver des liquidités, tout en espérant un gain en retour.

Cependant investir en Devise n’est pas à la porté du premier venu. En cela, c’est un marché très risqué pour le néophyte.

Rendement : Faible

Risques : Elevé

Instrument financier : Compte chez un courtier en ligne.

2- Liquidité et trésorerie

Parmi les actifs, on va également retrouver les liquidités. Elles représentent l’argent cash (parfois appelé tout simplement Cash ou produit de trésorerie) que vous possédez.

En soit, même s’il est classé dans les actifs, il ne s’agit pas directement d’un investissement mais plutôt d’un moyen de réaliser des investissements. C’est pour cette raison qu’il est important de toujours garder une réserve de cash, sur votre compte ou sur n’importe quel compte d’épargne. Elle pourra servir, soit comme sécurité en cas de coup dur, soit comme réserve dans le cas d’une opportunité d’investissement.

En d’autres termes, une bonne répartition de patrimoine comprend toujours une réserve de liquidités.

Rendement : Faible ou nul (soumis à l’inflation)

Risques : Faible

Instrument financier : Compte bancaire, compte épargne, livret.

Les actifs exotiques

Dans les actifs exotiques, on va retrouver tous les actifs qui n’entrent pas dans les catégories précédentes. On va y retrouver pêle-mêle les cryptomonnaie (Bitcoin, Ethereum, etc), les œuvres d’art, les vins ou même… les chevaux !

Les actifs exotiques demandent des connaissances et des compétences qui leurs sont propres, mais leur rendement tourne, en général autour de la spéculation que l’on peut faire. En d’autres termes, il s’agit de faire un pari entre la valeur à laquelle on les achète et la valeur future (et normalement supérieure) à laquelle on les vend.

 Les principales classes d’actifs et la fiscalité

Choisir dans quoi investir est loin d’être anodin. Mais il est un aspect de l’investissement dont il faut tenir compte : la fiscalité. Entre les taux d’impositions de chaque type d’actifs, les prélèvement sociaux et autres taxations, il est important de déterminer avec précision ce que chaque actif va vous coûter en termes d’imposition.

Cela dit, même si la plupart des gains entrent sur le domaine de l’ impôt sur le revenu , le système fiscal (en particulier français) conçoit de nombreuses niches, abattement ou zones de défiscalisation du fait de la prise de risque lié à l’investissement. A vous de trouver, en fonction de votre situation, la plus avantageuse. Il n’entre pas dans le cadre de cet article de les énumérer mais il est important de tenir compte de cet aspect dans votre propre stratégie d’investissement.

Dans tous les cas, les différentes classes d’actifs sont un formidable levier de richesse pour tout ceux qui souhaitent obtenir leur liberté financière. Raison de plus pour s’y intéresser.

Si cette article vous a été utile, dites-le dans les commentaires. Si vous avez des précisions ou des ajouts, signalez-les de la même façon. N’hésitez pas, non plus à partager sur les réseaux sociaux… bref, partagez, commentez et suivez 1,2,3… Richesse !

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